Faire une soufflette à ta grand-mère

I could easily learn you how to climb the drug ladder

# Posté le mercredi 29 avril 2009 10:57
Modifié le samedi 04 juillet 2009 06:47

Je boirais la mer à la paille si c'était du ruhm.

Cinq heures du matin, j'ai des frissons. Je claque des dents et je monte le son. Seule sur le lit dans mes draps blancs froissés : c'est l'insomnie, le sommeil cassé. Je perds la tête, mes cigarettes sont toutes fumées dans le cendrier. C'est plein de Kleenex et de bouteilles vides. Je suis toute seule. J'ai à peine de quoi me remplir un dernier verre. Le verre tombe à terre. Je me coupe la main en ramassant les morceaux. Je stérilise, les murs qui dansent. L'alcool, ça grise.
Le précipice est au bout mais le précipice on s'en fout !
Six heures du matin, il faut que je trouve à boire: liqueur forte ou café noir. Tout près d'une poste, il y'a un petit bar.Je pousse la porte et je viens m'asseoir.
# Posté le vendredi 27 mars 2009 06:31
Modifié le samedi 09 mai 2009 14:51

welcome to the jungle VI

welcome to the jungle VI
# Posté le vendredi 24 avril 2009 07:20
Modifié le vendredi 05 juin 2009 15:14

welcome to the jungle III tes os ne sont pas en verre ; tu peux te cogner à la vie

welcome to the jungle III tes os ne sont pas en verre ; tu peux te cogner à la vie
# Posté le vendredi 24 avril 2009 07:12
Modifié le mardi 16 juin 2009 16:54

I'm still waiting for your call

I'm still waiting for your call


J'ai mon stylo entre les doigts. Il vole de mot en mot, avide d'écrire ; il est devenu fou. Ma main est bloquée dessus. Cela me coûte de la voir se livrer à de pareilles dépravations. Elle écrit sur le sol, les draps, les murs. Maintenant, elle s'attaque à mon corps nu, après avoir écrit sur mes habits blancs. Ma cellule est la somme de tous mes maux. Mon stylo a couvert mon visage d'encre agressive. Ma main gauche, mon bras, ma poitrine, et mon cou. Mon écriture, qui n'est pourtant plus la mienne depuis longtemps, recouvre mon ventre et mes jambes, ainsi que la plante de mes pieds. Le stylo possède ma main gauche, afin d'écrire sur ma main droite, puis mon bras. Ma hantise est sur le point de se réaliser ; il ne reste presque plus de surface sur laquelle mon stylo puisse gribouiller. Après avoir fini mon bras droit, le stylo va chercher en vain un endroit où continuer son métier, et n'en trouvant pas, il cherchera à atteindre mon dos. Mes hurlements de douleur : mon épaule s'est déboîtée, et la plume délie son oeuvre sur ma colonne vertébrale.Mais ensuite ? Ma langue ? L'intérieur de ma gorge ? Et après...
# Posté le vendredi 24 avril 2009 07:05
Modifié le samedi 27 juin 2009 05:23